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Indéniablement, la crise du coronavirus a élargi la prise de conscience que le capitalisme est un système mortifère. Mais il ne suffit pas de répéter comme un mantra qu’il faut « tout changer, tout réinventer ». Il faut avancer un projet de société alternatif, le mettre en discussion, et y compris faire de la prospective : aurait-il mieux affronté le virus ?

Cela faisait des années que les travailleuses et les travailleurs de la santé alertaient, mais il a fallu le coronavirus pour mettre crûment au jour les dégâts sur le système santé des objectifs de rentabilité capitaliste conjugués à une gestion bureaucratique.

Dans la presse, les tribunes se sont multipliées pour exposer la vision d’un « monde d’après » qui aurait tiré toutes les leçons de la crise. Pour les communistes libertaires celle-ci a démontré la nécessité de révolutionner le système de santé, qui doit être intégralement unifié et socialisé sous contrôle populaire. Unifié, cela signifie la réqui...

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Grâce à la crise du coronavirus, la direction du groupe teste grandeur nature des réorganisations qu’il lui plairait bien de pérenniser. Au ­centre des enjeux : supprimer des emplois, notamment à la distribution. Pour cela, La Poste promet aux factrice et facteurs de ne travailler qu’un samedi sur quatre... sans dire la vérité sur les dégâts sociaux.

Durant tout le confinement, Philippe Wahl, le PDG du groupe, a porté la bonne parole capitaliste sur les plateaux de télé. Un trémolo dans la voix, il a louangé la résilience des postières et postiers. En réalité, comme toutes les professions qui ont continué à travailler, les postiers sont plus touchées que la moyenne par le Covid-19.

Les personnels en ont souffert dans leur chair, mais aussi les territoires qui n’ont pas pu bénéficier de la continuité du service public. Les bureaux des zones rurales et des quartiers populaires ont été fermés en priorité, ou ont vu leurs distributeurs automatiques de billets négligés par la...

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Mardi 16 juin débute, à Arles, un procès intenté par des travailleuses et travailleurs détaché·es marocain·es et espagnol·es contre l’entreprise espagnole de travail temporaire Laboral Terra et sept entreprises employeuses de main-d’œuvre en France. Ce procès doit permettre de mettre en lumière la question des travailleuses et travailleurs détachés.

En 2017, le ministère de l’Agriculture comptabilisait plus de 67 000 travailleuses et travailleurs détaché·es, embauché·es soit directement par les exploitations agricoles soit via des entreprises de travail temporaire. La loi stipule que les conditions d’embauches doivent être conformes à la législation du pays d’accueil (salaire minimum, temps de travail, congés payées, etc.). Or, la réalité est tout autre. En 2019 l’Inspection générale du travail en a fait une cible prioritaire dans la lutte contre les fraudes.

En témoigne ce procès d’Arles, qui fait suite à une plainte déposée en 2017 par des travailleuses et travailleurs dé...

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Nous condamnons le meurtre de George Floyd par la police de Minneapolis, marquant un acte raciste de plus au sein de la première puissance impérialiste mondiale.

Cet acte vient s’ajouter aux innombrables meurtres dans la population noire aux États-Unis, qui ont été perpétrés depuis l’époque de l’esclavage et n’ont pas cessé jusqu’à ce jour. Sous l’administration Obama, des dizaines de meurtres de jeunes femmes et de jeunes homme noires ont rappelé les événements similaires des années 1950 et 1960. La réponse a été une éruption rapide du mouvement noir dans tout le pays, de la même manière qu’en ce moment même se déroulent de vastes manifestations qui montrent que la population en a assez de la violence et de l’impunité policière.

Le quartier général de la police à Minneapolis a été incendié par les manifestantes et les manifestants et plusieurs véhicules ont été attaqués, des actions directes sont menées dans plusieurs villes avec des affrontements avec la police, Trump...

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Il y a sept ans, notre ami et camarade Clément était tué en plein Paris, rue Caumartin, sous les coups de militants néonazis.

Depuis cette date, nous continuons de le porter tant dans nos cœurs que dans nos combats. Nous lançons tous les ans un appel à descendre dans la rue pour lui rendre hommage et pour rappeler que le traitement politico-judiciaire de la mort de Clément est encore à ce jour traversé par une répression des mouvements antifascistes dans leur ensemble.

Pour rappel, le procès en appel de ses assassins a été repoussé deux fois cette année, suite au mouvement social contre la réforme des retraites puis à la pandémie de Coronavirus.

Ce 5 Juin 2020, nous ne pourrons pas organiser de manifestation en raison de cette pandémie.

Mais nos luttes et nos mémoires ne sont, elles, pas confinables. Ainsi, nous appelons chacun-e à multiplier les actions locales : banderoles, photos de soutiens, fresques, pancartes, collages … en bref, toute initiative à même de rendre ho...

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