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Ce dimanche 30 aôut 2020, quatre colleuses féministes ont été insultées puis agressées à Montpellier : un homme leur a foncé dessus en voiture. Dans la soirée du 14 juillets 2020, six colleuses féministes nantaises étaient violemment interpellées par la police et agréssées physiquement pour deux d’entre elles. Quatre sont convoquées au tribunal pour “violences envers personnes dépositaires de l’autorité publique”. Leur procès aura lieu en avril 2021.

Depuis des années, la parole féministe contre les inégalités sociales, économiques et les violences faites aux femmes connait une nouvelle ampleur dans la société française, et plus largement à l’échelle internationale. Du mouvement #MeToo à #NousToutes, en passant par les mobilisations de novembre 2019 et de mars 2020, le combat féministe reprend une place centrale dans la lutte et dans le paysage politique. Néanmoins, en parallèle de ce retour sur le devant de la scène d’un discours féministe et antipatriarcal cons..

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04
Mar
March 4, 2020, 5:55 pm

Le 8 mars prochain, rejoins-nous dans les rues de Marseille pour la journée internationale de lutte pour les Droits des Femmes !

A l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, dans plus de 70 pays, les féministes, femmes, lesbiennes, personnes trans, intersexes et non binaires s’organisent pour lutter contre le patriarcat. Pour interrompre toute activité productive et reproductive, formelle et informelle, rétribuée et gratuite, pour se réapproprier tous les espaces publics, pour bloquer tous les domaines dans lesquels les violences et les oppressions se reproduisent, nous appelons à la grève :

  • du travail productif,
  • du travail du soin,
  • du travail étudiant,
  • de la consommation.

Nous, féministes intersectionnel·les, décolonial·es et anti-capitalistes, utilisons la grève comme un instrument de lutte contre :

  • Le système capitaliste patriarcal hétérocentré et ses rapports de domination ;
  • Tous les préjugés, les stéréotypes, les rôles et les...

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Les femmes représentent 52% de la population. Nous sommes caissières, enseignantes, agentes d’entretien, secrétaires, infirmières, aides à domiciles, assistantes maternelles, travailleuses sociales, administratives, sages-femmes, hôtesses... Ces métiers à prédominance féminine sont indispensables à la société. Pourtant, ils ne sont pas suffisamment valorisés et leur pénibilité n’est pas reconnue.

Nous sommes ingénieures, techniciennes, ouvrières, employées ou cadres. Nos salaires sont inférieurs à ceux des hommes. 19.6% d’écart ! De ce fait, tous les jours, à partir de 15H40 nous travaillons gratuitement. Nous sommes étudiantes et nous subissons la discrimination depuis l’orientation jusqu’à l’entrée dans la vie active. Nous sommes à temps partiel avec un salaire partiel, le plus souvent parce que nous n’avons pas d’autre choix. Entre les courses, le ménage, les enfants et les soins aux ascendants devenus dépendants… nous réalisons en moyenne 20h de tâche...

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Il y a cent ans, le 8 mars 1917, les ouvrières de Saint-Pétersbourg (Russie) se mettaient en grève et manifestaient pour réclamer du pain et la paix et initiaient ainsi un mouvement révolutionnaire historique. Le 8 mars de lutte pour les droits des femmes était lancé. Aujourd’hui comme hier, la grève est un outil puissant.

Aujourd’hui, dans plus de 50 pays les femmes participent au mouvement de grève international du 8 mars. Initié en 2017 par des féministes argentines cet appel international a été lancé suite au féminicide d’une jeune fille de 16 ans Lucià Perez, violée et assassinée en Argentine.

« Nous, les femmes dans le monde, nous nous organisons en une épreuve de force et en un cri commun : la Grève Internationale des femmes. Nous nous arrêtons. Nous faisons grève, Nous mettons en pratique le monde dans lequel nous désirons vivre. » Appel à la Grève international des femmes le 8 mars 2017 (Argentine)

La situation est historique pour les luttes des femmes. Depuis 2018, l..

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Depuis plus de douze ans, les drapeaux rouge et noir de la FOB se sont fait connaître dans la rue argentine. La Fédération des Organisations de Base, est une organisation sociale et politique, qui fédère plusieurs organisations de Buenos Aires et du reste du pays.

Elle fait parti du mouvement piquetero, un conglomérat d’organisations sociales, chacune avec ses spécificités selon qu’elles se structurent autour de partis politiques, de syndicats ou d’autres groupes militants. Dans ce mouvement la FOB a une place à part, c’est la seule organisation qui fonctionne sur des principes et des pratiques libertaires : comme la démocratie directe, l’action directe, l’autogestion, la solidarité de classe, la lutte anti-patriarcale, antiraciste, anti-coloniale, contre l’État. Son fonctionnement est fédéraliste, les décisions se prennent lors d’assemblées locales, régionales, avec tous les deux mois une assemblé fédérale.

A l’intersection de l’action directe et du féminisme, le tout en pr...

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