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March 4, 2020, 5:55 pm

Le 8 mars prochain, rejoins-nous dans les rues de Marseille pour la journée internationale de lutte pour les Droits des Femmes !

A l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, dans plus de 70 pays, les féministes, femmes, lesbiennes, personnes trans, intersexes et non binaires s’organisent pour lutter contre le patriarcat. Pour interrompre toute activité productive et reproductive, formelle et informelle, rétribuée et gratuite, pour se réapproprier tous les espaces publics, pour bloquer tous les domaines dans lesquels les violences et les oppressions se reproduisent, nous appelons à la grève :

  • du travail productif,
  • du travail du soin,
  • du travail étudiant,
  • de la consommation.

Nous, féministes intersectionnel·les, décolonial·es et anti-capitalistes, utilisons la grève comme un instrument de lutte contre :

  • Le système capitaliste patriarcal hétérocentré et ses rapports de domination ;
  • Tous les préjugés, les stéréotypes, les rôles et les...

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Les femmes représentent 52% de la population. Nous sommes caissières, enseignantes, agentes d’entretien, secrétaires, infirmières, aides à domiciles, assistantes maternelles, travailleuses sociales, administratives, sages-femmes, hôtesses... Ces métiers à prédominance féminine sont indispensables à la société. Pourtant, ils ne sont pas suffisamment valorisés et leur pénibilité n’est pas reconnue.

Nous sommes ingénieures, techniciennes, ouvrières, employées ou cadres. Nos salaires sont inférieurs à ceux des hommes. 19.6% d’écart ! De ce fait, tous les jours, à partir de 15H40 nous travaillons gratuitement. Nous sommes étudiantes et nous subissons la discrimination depuis l’orientation jusqu’à l’entrée dans la vie active. Nous sommes à temps partiel avec un salaire partiel, le plus souvent parce que nous n’avons pas d’autre choix. Entre les courses, le ménage, les enfants et les soins aux ascendants devenus dépendants… nous réalisons en moyenne 20h de tâche...

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Macron a donc décidé d’utiliser l’article 49.3 de la Constitution pour faire passer en force sa réforme des retraites. Édouard Philippe l’a en effet annoncé à la tribune de l’Assemblée ce samedi 29 février, alors que le feu vert venait de lui être donné lors d’un Conseil des ministres extraordinaire. Ainsi, une nouvelle version du projet de loi, servie aux députés aujourd’hui même, est considérée comme adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale, sans vote.

Est-ce vraiment une surprise venant de ce gouvernement qui passe en force l’ensemble de sa politique par tous les moyens autoritaires dont il dispose ? Répression policière, réquisition des grévistes... et maintenant 49.3. Ce gouvernement et sa politique sont chaque jour moins légitimes. La colère, elle, s’accumule partout. Alors que la première phase de grève reconductible est terminée, le gouvernement espère en finir le plus vite possible avec le dossier des retraites, car il sait que la situation sociale...

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Il y a cent ans, le 8 mars 1917, les ouvrières de Saint-Pétersbourg (Russie) se mettaient en grève et manifestaient pour réclamer du pain et la paix et initiaient ainsi un mouvement révolutionnaire historique. Le 8 mars de lutte pour les droits des femmes était lancé. Aujourd’hui comme hier, la grève est un outil puissant.

Aujourd’hui, dans plus de 50 pays les femmes participent au mouvement de grève international du 8 mars. Initié en 2017 par des féministes argentines cet appel international a été lancé suite au féminicide d’une jeune fille de 16 ans Lucià Perez, violée et assassinée en Argentine.

« Nous, les femmes dans le monde, nous nous organisons en une épreuve de force et en un cri commun : la Grève Internationale des femmes. Nous nous arrêtons. Nous faisons grève, Nous mettons en pratique le monde dans lequel nous désirons vivre. » Appel à la Grève international des femmes le 8 mars 2017 (Argentine)

La situation est historique pour les luttes des femmes. Depuis 2018, l..

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Le pari a été tenu : la journée d’action du 24 janvier a été un succès. Les secteurs locomotives – SNCF et RATP – ont dû, après 45 jours, renoncer à la grève reconductible mais, comme promis, ils ont bien été là, avec une brusque remontée de la mobilisation sur ce temps fort. Comment, à présent, va évoluer la lutte ? Va-t-elle s’essouffler ou continuer à rebondir sous des formes inattendues ? Quelle qu’en soit l’issue, il est possible de poser une première série de réflexions sur un mouvement qui aura des conséquences durables.

Comme à chaque mouvement gréviste massif et durable, les chroniqueurs semblent redécouvrir la lutte des classes. Et ceux qui possèdent les moyens de production redécouvrent que leurs salarié·es sont indispensables à la production des richesses ! Inversement, la trop lente et trop faible extension de la grève à d’autres secteurs révèle en négatif que les salarié·es n’ont qu’une seule véritable puissance : cesser de produire collectivement...

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