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Le jeudi 15 octobre 2020, quatre syndicalistes de la CNT-SO sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Marseille suite au mouvement social du NH Collection en 2019.

La CNT Solidarité-Ouvrière avait animé pendant 167 jours, une grève emblématique du combat contre la sous-traitance dans l’hôtellerie, avec les femmes de chambre de l’hôtel NH Collection Marseille, contre la société ELIOR.

Ce mouvement aura subi une répression policière et judiciaire constante, inédite pour un mouvement revendicatif syndical : « descentes » de police presque quotidiennes sur le piquet de grève, contrôles d’identité répétitifs des grévistes et soutiens, confiscations de matériel syndical, verbalisations, bousculades, injures, arrestations et GAV puis multiples procédures judiciaires…

Ainsi, le 8 juin 2019, suite à une énième intervention policière, quatre camarades avaient été placés en garde à vue pendant 24 heures : deux salariées grévistes, une juriste du syndicat enceinte de plus de...

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Vendredi 2 octobre, Macron a présenté les grandes lignes du projet de loi à venir contre le « séparatisme » dont il est limpide qu’il s’agit d’une campagne islamophobe de grande envergure visant à stigmatiser encore davantage les personnes musulmanes ou assignées comme telles. L’UCL prendra part à toutes les mobilisations visant à combattre ce projet de loi islamophobe.

Vendredi 2 octobre, Macron a présenté les grandes lignes du projet de loi à venir contre le « séparatisme » dont il est limpide qu’il s’agit d’une campagne islamophobe de grande envergure visant à stigmatiser encore davantage les personnes musulmanes ou assignées comme telles.

Alors que les licenciements se comptent par centaines de milliers et que la crise sanitaire met à nu la destruction du système public de santé orchestré par les politiques capitalistes, c’est le « vrai séparatisme », celui des inégalités sociales et des discriminations, qu’il est urgent de mettre en accusation. C’est l’hérita...

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Ce dimanche 30 aôut 2020, quatre colleuses féministes ont été insultées puis agressées à Montpellier : un homme leur a foncé dessus en voiture. Dans la soirée du 14 juillets 2020, six colleuses féministes nantaises étaient violemment interpellées par la police et agréssées physiquement pour deux d’entre elles. Quatre sont convoquées au tribunal pour “violences envers personnes dépositaires de l’autorité publique”. Leur procès aura lieu en avril 2021.

Depuis des années, la parole féministe contre les inégalités sociales, économiques et les violences faites aux femmes connait une nouvelle ampleur dans la société française, et plus largement à l’échelle internationale. Du mouvement #MeToo à #NousToutes, en passant par les mobilisations de novembre 2019 et de mars 2020, le combat féministe reprend une place centrale dans la lutte et dans le paysage politique. Néanmoins, en parallèle de ce retour sur le devant de la scène d’un discours féministe et antipatriarcal cons..

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Depuis la crise du Covid-19 et le confinement qui s’en est suivi, les licenciements se multiplient alors même que les entreprises concernées ont des décennies de profit derrières elles. Sans une réaction forte, une explosion du chômage est à craindre.

De nombreux grands groupes annoncent des licenciements qui font la une : 4 600 emplois à Renault, 1 000 à Sanofi, 5 000 à Airbus, 7 600 à Air France... Pour un total de 275 plans de licenciement et 45 000 pertes d’emploi entre le 1er mars et le 19 juillet.

Ces mêmes groupes ont été largement soutenus pendant la crise du Covid-19, notamment par le dispositif de chômage partiel qui ne demande pas de garantie de sauvegarde des emplois. D’autres cadeaux au patronat existent depuis longtemps, comme le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), le crédit d’impôt recherche (CIR), ou encore l’exonération Fillon sur les bas salaires.

Le chantage à l’emploi est monnaie courante pour pousser les salarié·es à accepter des ba...

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Macron a donc décidé d’utiliser l’article 49.3 de la Constitution pour faire passer en force sa réforme des retraites. Édouard Philippe l’a en effet annoncé à la tribune de l’Assemblée ce samedi 29 février, alors que le feu vert venait de lui être donné lors d’un Conseil des ministres extraordinaire. Ainsi, une nouvelle version du projet de loi, servie aux députés aujourd’hui même, est considérée comme adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale, sans vote.

Est-ce vraiment une surprise venant de ce gouvernement qui passe en force l’ensemble de sa politique par tous les moyens autoritaires dont il dispose ? Répression policière, réquisition des grévistes... et maintenant 49.3. Ce gouvernement et sa politique sont chaque jour moins légitimes. La colère, elle, s’accumule partout. Alors que la première phase de grève reconductible est terminée, le gouvernement espère en finir le plus vite possible avec le dossier des retraites, car il sait que la situation sociale...

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