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31 janvier et 1er février : deux journées pour s’opposer à la Smart City sécuritaire à Marseille ! (exposition – conférence publique – ateliers – actions)

À Marseille, la mairie nous a concocté plusieurs projets pour faire entrer la police dans l’ère de l’« intelligence artificielle ». Dans une ville où les services municipaux dysfonctionnent à tous les étages, dans une villes où les politiques publiques sont marquées par la corruption et la stratégie du pourrissement, les élus cherchent à faire dans le clinquants en achetant au prix fort les dernières technologies de contrôle social.

Juste avant Noël, les premières caméras de vidéosurveillance dite « intelligente » ont ainsi été installées en centre ville. Elles doivent repérer automatiquement des comportements suspects, des rixes ou bagarres, permettre le suivi d’une manifestation, le tout avec en prime la captation des sons alentours. Quelques jours plus tôt, la police municipale inaugurait son « Observatoire Big D...

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Nous venons de déposer, avec la Ligue des droits de l’Homme, un recours en référé devant le tribunal administratif de Marseille pour lui demander d’annuler l’installation dans la ville d’un dispositif de vidéosurveillance automatisée (appelé « vidéoprotection intelligente »). Ce dispositif, décidé par la ville de Marseille, prévoit la mise en place de nouvelles technologies de surveillance dans l’espace public qui, pour l’essentiel, relèvent d’une surveillance biométrique généralisée : détection de comportements anormaux, suivi de silhouettes ou d’individus, captations sonores…

D’autres dispositifs similaires sont déjà installés en France ou sont en train de l’être, le tout dans l’opacité la plus complète. Leurs promoteurs considèrent que le cadre juridique de la vidéosurveillance leur suffit. Au même titre que la reconnaissance faciale, qui n’est qu’une des nombreuses couches applicatives de la vidéosurveillance automatisée, ces dispositifs participent pourtant ...

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