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Ce vendredi 10 avril se tenait le 4e "marché rouge" au local du Manba. Depuis la dernière semaine de mars, nous organisons une distribution de denrées alimentaires et de produits d’hygiène gratuits deux fois par semaine pour les personnes exilées avec qui le collectif est en lien via ses activités habituelles (cours de français, permanence juridique, mobilisations). Sans même que nous rendions les horaires publics, la nouvelle s’est diffusée très rapidement, tant la situation est critique en ce moment, et nous accueillons autour de 200 personnes par marché.

Une heure avant l’ouverture de la distribution, une centaine de personnes étaient déjà présentes devant le local. Inquièt.e.s, des voisin.e.s appellent la police. Une demi-heure plus tard, une brigade de la Police Nationale (une dizaine d’agent.e.s) intervient dans la file d’attente tandis qu’une voiture de la BAC se gare au bas de la rue. Les policier.e.s, gazeuses et matraques à la main, se déploient le long de la...

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04
Mar
March 4, 2020, 5:55 pm

Le 8 mars prochain, rejoins-nous dans les rues de Marseille pour la journée internationale de lutte pour les Droits des Femmes !

A l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, dans plus de 70 pays, les féministes, femmes, lesbiennes, personnes trans, intersexes et non binaires s’organisent pour lutter contre le patriarcat. Pour interrompre toute activité productive et reproductive, formelle et informelle, rétribuée et gratuite, pour se réapproprier tous les espaces publics, pour bloquer tous les domaines dans lesquels les violences et les oppressions se reproduisent, nous appelons à la grève :

  • du travail productif,
  • du travail du soin,
  • du travail étudiant,
  • de la consommation.

Nous, féministes intersectionnel·les, décolonial·es et anti-capitalistes, utilisons la grève comme un instrument de lutte contre :

  • Le système capitaliste patriarcal hétérocentré et ses rapports de domination ;
  • Tous les préjugés, les stéréotypes, les rôles et les...

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Les femmes représentent 52% de la population. Nous sommes caissières, enseignantes, agentes d’entretien, secrétaires, infirmières, aides à domiciles, assistantes maternelles, travailleuses sociales, administratives, sages-femmes, hôtesses... Ces métiers à prédominance féminine sont indispensables à la société. Pourtant, ils ne sont pas suffisamment valorisés et leur pénibilité n’est pas reconnue.

Nous sommes ingénieures, techniciennes, ouvrières, employées ou cadres. Nos salaires sont inférieurs à ceux des hommes. 19.6% d’écart ! De ce fait, tous les jours, à partir de 15H40 nous travaillons gratuitement. Nous sommes étudiantes et nous subissons la discrimination depuis l’orientation jusqu’à l’entrée dans la vie active. Nous sommes à temps partiel avec un salaire partiel, le plus souvent parce que nous n’avons pas d’autre choix. Entre les courses, le ménage, les enfants et les soins aux ascendants devenus dépendants… nous réalisons en moyenne 20h de tâche...

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Le 3 février dernier, La Quadrature du Net, La Ligue des Droits de l’Homme, la FCPE et la CGT Educ’Action des Alpes Maritimes étaient en audience devant le tribunal administratif (TA) de Marseille contre la mise en place d’un système de reconnaissance faciale à l’entrée de deux lycée de la région PACA.

Le TA a rendu sa décision hier, en statuant sur l’incompétence de la région PACA en matière d’encadrement et de surveillance des élèves annulant, de fait, la délibération lançant l’expérimentation du dispositif.

Ensuite, le tribunal reconnaît que cette délibération ne respecte pas le RGPD car les élèves n’ont pas pu donner de « consentement à la collecte de données personnelles de manière libre et éclairée », du fait de la relation d’autorité qui lie les élèves à l’administration de l’établissement.

Enfin, le tribunal, comme l’avait déjà souligné la CNIL à l’automne, a jugé que la reconnaissance faciale est une mesure disproportionnée pour gérer les entrées et sorties d...

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31 janvier et 1er février : deux journées pour s’opposer à la Smart City sécuritaire à Marseille ! (exposition – conférence publique – ateliers – actions)

À Marseille, la mairie nous a concocté plusieurs projets pour faire entrer la police dans l’ère de l’« intelligence artificielle ». Dans une ville où les services municipaux dysfonctionnent à tous les étages, dans une villes où les politiques publiques sont marquées par la corruption et la stratégie du pourrissement, les élus cherchent à faire dans le clinquants en achetant au prix fort les dernières technologies de contrôle social.

Juste avant Noël, les premières caméras de vidéosurveillance dite « intelligente » ont ainsi été installées en centre ville. Elles doivent repérer automatiquement des comportements suspects, des rixes ou bagarres, permettre le suivi d’une manifestation, le tout avec en prime la captation des sons alentours. Quelques jours plus tôt, la police municipale inaugurait son « Observatoire Big D...

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