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Mardi 16 juin débute, à Arles, un procès intenté par des travailleuses et travailleurs détaché·es marocain·es et espagnol·es contre l’entreprise espagnole de travail temporaire Laboral Terra et sept entreprises employeuses de main-d’œuvre en France. Ce procès doit permettre de mettre en lumière la question des travailleuses et travailleurs détachés.

En 2017, le ministère de l’Agriculture comptabilisait plus de 67 000 travailleuses et travailleurs détaché·es, embauché·es soit directement par les exploitations agricoles soit via des entreprises de travail temporaire. La loi stipule que les conditions d’embauches doivent être conformes à la législation du pays d’accueil (salaire minimum, temps de travail, congés payées, etc.). Or, la réalité est tout autre. En 2019 l’Inspection générale du travail en a fait une cible prioritaire dans la lutte contre les fraudes.

En témoigne ce procès d’Arles, qui fait suite à une plainte déposée en 2017 par des travailleuses et travailleurs dé...

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Depuis le 1er novembre, le gouvernement a modifié en profondeur les règles de l’assurance chômage. Les objectifs affichés sont simples : réduire le niveau d’indemnisation et augmenter les contrôles/sanctions/radiations pour soumettre encore davantage les travailleurs et les travailleuses à la soif de profits du patronat. Cette attaque, comme la réforme des retraites, nous concerne toutes et tous, avec ou sans emploi. Alors faisons converger nos colères pour faire reculer le gouvernement !

Vers une précarité et une pauvreté généralisées

L’attaque est brutale. En demandant aux privé·es d’emploi de cotiser davantage pour ouvrir ou prolonger des droits (6 mois minimum sur 24 mois contre 4 mois sur 28 aujourd’hui), en supprimant le principe des droits rechargeables, le nombre de bénéficiaires de l’assurance chômage va fortement baisser. À cela s’ajoute, à partir du 1er avril 2020, une modification des règles de calcul des indemnités : elles seront définies à partir...

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