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L’offensive majeure du patronat et de ses porte-flingues du gouvernement veut nous assommer. Toutes les travailleuses et tous les travailleurs sont visé·es, car le but, c’est de prendre toujours plus à celles et ceux qui créent les richesses par leur travail, pour donner à ceux qui les exploitent. Ce sont les exploiteurs qui poussent pour gagner toujours plus dans ce qu’on appelle la lutte des classes.

C’est fondamentalement pour cette raison que nous sommes contre la « réforme » des retraites. Ce système nous assigne à toujours plus de boulot précaire et mal payé, dans des conditions toujours plus mauvaises.

Travailler moins

Ce que nous opposons à cette société où le plus grand nombre travaille pour enrichir un petit nombre, c’est une société sans classes sociales, une société d’émancipation. Le travail tel qu’il existe aujourd’hui nous aliène. Il empêche notre émancipation individuelle comme collective. Pointer, badger, faire des tâches imbéciles à la cha...

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Mercredi 11 décembre, Édouard Philippe n’a fait que confirmer ce que les opposantes et les opposants à la réforme des retraites dénoncent depuis déjà des mois. Derrière un long et insupportable discours pour nous endormir, l’objectif reste le même : nous faire travailler plus longtemps pour des pensions plus faibles. Aujourd’hui, les grèves continuer et doivent s’élargir. Le 17 décembre, il faut frapper plus fort encore.

Ce qu’on en retient :

  • Le gouvernement reste sur la mise en place d’un système par points, où le calcul des pensions ne se fera non plus sur les 25 meilleures années pour le privé, et sur les 6 derniers mois pour la fonction publique, mais sur l’ensemble de la carrière, ce qui baissera mécaniquement les pensions.
  • L’âge de départ à la retraite à taux plein sera également repoussé à 64 ans. On pourra partir à 62 ans, mais avec une décote de 10% sur la pension !
  • La fin des 42 régimes spéciaux pour niveler par le bas l’ensemble des conventions collectives.

Des ten...

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Le 5 décembre, une intersyndicale CGT, Solidaires, FSU et FO appelle à la grève pour refuser la réforme des retraites. Dans plusieurs secteurs (transport, chimie, énergie, éducation, etc.), des fédérations syndicales proposent la reconduction de la grève dès le lendemain.

Depuis 30 ans, les capitalistes, avec l’aide des gouvernements et de l’État, rognent la protection sociale. Cela a engendré misère et précarité pour les travailleurs·euses.

Une réforme pour briser la protection sociale

La réforme des retraites portée par le gouvernement, comme la réforme de l’assurance-chômage, est une nouvelle étape de la casse sociale. Elle sape les principes de base d’un système de retraites fonctionnant encore, malgré les dernières réformes, grâce à la solidarité inter-générationnelle et renforce la logique d’individualisation, c’est-à-dire le chacun pour soi.

Ce projet cassera les quelques mécanisme de correction des inégalités, insuffisants, qui existent dans le système actuel. Et le...

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08
Nov
November 8, 2019, 6:35 pm

Et si le conflit pour nos retraites devenait le point de rencontre de toutes les luttes ? Le moyen de mettre enfin un coup d’arrêt à ce gouvernement et à la casse sociale et de reprendre l’offensive ? Et si décembre était enfin le mois de l’explosion du ras-le-bol et de la colère ? Nous sommes des milliers à l’espérer, mais pas question d’attendre, il faut préparer et organiser. A un mois du 5, faisons le point.

Depuis des mois, le gouvernement prépare une « réforme » des retraites qui constitue une nouvelle attaque en règle contre les travailleurs et travailleuses. Le projet, comme son calendrier, est maintenu dans le flou par le gouvernement. Une seule certitude : leur objectif est de baisser les pensions pour augmenter les profits !

Craint-il une cristallisation des colères, nombreuses dans le pays, autour de ce sujet ? Bien sûr ! En tout cas nous savons qu’il s’agit de porter le coup fatal aux systèmes de retraites actuels. Passer du système par répartition à un syst..

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La séquence inédite du droit de retrait massif concernant la sécurité ferroviaire à peine terminée qu’une grève éclate dans un technicentre d’Ile de France. La spontanéité et la force des mobilisations de ces derniers jours à la SNCF témoignent d’une colère profonde et partagée.

Lundi 21 octobre au soir les agent.e.s du technicentre de Châtillon, sur le réseau TGV Atlantique, cessent massivement le travail. Ils sont pourtant normalement tenus d’annoncer leur intention de cesser le travail 48h en amont, dans le cadre des mesures antigrèves du service minimum. Les équipes de relève(s), elles non plus, n’ont pas repris le lendemain matin et depuis, la grève tient toujours. Résultat, des dizaines de TGV sont supprimés depuis une semaine sur tout l’axe Paris/Nantes/Bordeaux, la maintenance n’étant plus assurée sur les rames.

A l’origine du débrayage, les agent.e.s ont appris que la direction souhaitait supprimer l’accord local sur leurs roulements de travail. Ils et elles perdraien...

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