Modifier

Le pari a été tenu : la journée d’action du 24 janvier a été un succès. Les secteurs locomotives – SNCF et RATP – ont dû, après 45 jours, renoncer à la grève reconductible mais, comme promis, ils ont bien été là, avec une brusque remontée de la mobilisation sur ce temps fort. Comment, à présent, va évoluer la lutte ? Va-t-elle s’essouffler ou continuer à rebondir sous des formes inattendues ? Quelle qu’en soit l’issue, il est possible de poser une première série de réflexions sur un mouvement qui aura des conséquences durables.

Comme à chaque mouvement gréviste massif et durable, les chroniqueurs semblent redécouvrir la lutte des classes. Et ceux qui possèdent les moyens de production redécouvrent que leurs salarié·es sont indispensables à la production des richesses ! Inversement, la trop lente et trop faible extension de la grève à d’autres secteurs révèle en négatif que les salarié·es n’ont qu’une seule véritable puissance : cesser de produire collectivement...

Continuer la lecture...

Un mois et demi après le début de la grève reconductible contre le projet de retraite à points, les cheminotes et les cheminots ne désarment pas. Même si la grève entamée le 5 décembre dernier s’est largement érodée à la SNCF, rien ne prédit une fin de conflit rapide… et les grévistes de la SNCF comptent bien prendre part à la mobilisation jusqu’au bout !

Une grève sans aucune trêve

Depuis près d’un mois, le gouvernement et les directions syndicales de la CFDT et de l’UNSA annoncent la fin imminente de la mobilisation mais la mobilisation s’est poursuivie, déjouant toutes les tentatives de déminage et de division (mesures sectorielles, report de l’âge pivot…)

Cette grève qui a débuté avec un nombre de grévistes très majoritaire a perdu de sa vitalité au fil des semaines mais est redevenue majoritaire à l’occasion de la journée de mobilisation interprofessionnelle du 9 janvier, au 36ème jour de grève, c’est la preuve de son encrage et de la détermination des grévistes.

C’est a...

Continuer la lecture...

L’offensive majeure du patronat et de ses porte-flingues du gouvernement veut nous assommer. Toutes les travailleuses et tous les travailleurs sont visé·es, car le but, c’est de prendre toujours plus à celles et ceux qui créent les richesses par leur travail, pour donner à ceux qui les exploitent. Ce sont les exploiteurs qui poussent pour gagner toujours plus dans ce qu’on appelle la lutte des classes.

C’est fondamentalement pour cette raison que nous sommes contre la « réforme » des retraites. Ce système nous assigne à toujours plus de boulot précaire et mal payé, dans des conditions toujours plus mauvaises.

Travailler moins

Ce que nous opposons à cette société où le plus grand nombre travaille pour enrichir un petit nombre, c’est une société sans classes sociales, une société d’émancipation. Le travail tel qu’il existe aujourd’hui nous aliène. Il empêche notre émancipation individuelle comme collective. Pointer, badger, faire des tâches imbéciles à la cha...

Continuer la lecture...

Mercredi 11 décembre, Édouard Philippe n’a fait que confirmer ce que les opposantes et les opposants à la réforme des retraites dénoncent depuis déjà des mois. Derrière un long et insupportable discours pour nous endormir, l’objectif reste le même : nous faire travailler plus longtemps pour des pensions plus faibles. Aujourd’hui, les grèves continuer et doivent s’élargir. Le 17 décembre, il faut frapper plus fort encore.

Ce qu’on en retient :

  • Le gouvernement reste sur la mise en place d’un système par points, où le calcul des pensions ne se fera non plus sur les 25 meilleures années pour le privé, et sur les 6 derniers mois pour la fonction publique, mais sur l’ensemble de la carrière, ce qui baissera mécaniquement les pensions.
  • L’âge de départ à la retraite à taux plein sera également repoussé à 64 ans. On pourra partir à 62 ans, mais avec une décote de 10% sur la pension !
  • La fin des 42 régimes spéciaux pour niveler par le bas l’ensemble des conventions collectives.

Des ten...

Continuer la lecture...

Le 5 décembre, une intersyndicale CGT, Solidaires, FSU et FO appelle à la grève pour refuser la réforme des retraites. Dans plusieurs secteurs (transport, chimie, énergie, éducation, etc.), des fédérations syndicales proposent la reconduction de la grève dès le lendemain.

Depuis 30 ans, les capitalistes, avec l’aide des gouvernements et de l’État, rognent la protection sociale. Cela a engendré misère et précarité pour les travailleurs·euses.

Une réforme pour briser la protection sociale

La réforme des retraites portée par le gouvernement, comme la réforme de l’assurance-chômage, est une nouvelle étape de la casse sociale. Elle sape les principes de base d’un système de retraites fonctionnant encore, malgré les dernières réformes, grâce à la solidarité inter-générationnelle et renforce la logique d’individualisation, c’est-à-dire le chacun pour soi.

Ce projet cassera les quelques mécanisme de correction des inégalités, insuffisants, qui existent dans le système actuel. Et le...

Continuer la lecture...