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Un mois et demi après le début de la grève reconductible contre le projet de retraite à points, les cheminotes et les cheminots ne désarment pas. Même si la grève entamée le 5 décembre dernier s’est largement érodée à la SNCF, rien ne prédit une fin de conflit rapide… et les grévistes de la SNCF comptent bien prendre part à la mobilisation jusqu’au bout !

Une grève sans aucune trêve

Depuis près d’un mois, le gouvernement et les directions syndicales de la CFDT et de l’UNSA annoncent la fin imminente de la mobilisation mais la mobilisation s’est poursuivie, déjouant toutes les tentatives de déminage et de division (mesures sectorielles, report de l’âge pivot…)

Cette grève qui a débuté avec un nombre de grévistes très majoritaire a perdu de sa vitalité au fil des semaines mais est redevenue majoritaire à l’occasion de la journée de mobilisation interprofessionnelle du 9 janvier, au 36ème jour de grève, c’est la preuve de son encrage et de la détermination des grévistes.

C’est a...

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La séquence inédite du droit de retrait massif concernant la sécurité ferroviaire à peine terminée qu’une grève éclate dans un technicentre d’Ile de France. La spontanéité et la force des mobilisations de ces derniers jours à la SNCF témoignent d’une colère profonde et partagée.

Lundi 21 octobre au soir les agent.e.s du technicentre de Châtillon, sur le réseau TGV Atlantique, cessent massivement le travail. Ils sont pourtant normalement tenus d’annoncer leur intention de cesser le travail 48h en amont, dans le cadre des mesures antigrèves du service minimum. Les équipes de relève(s), elles non plus, n’ont pas repris le lendemain matin et depuis, la grève tient toujours. Résultat, des dizaines de TGV sont supprimés depuis une semaine sur tout l’axe Paris/Nantes/Bordeaux, la maintenance n’étant plus assurée sur les rames.

A l’origine du débrayage, les agent.e.s ont appris que la direction souhaitait supprimer l’accord local sur leurs roulements de travail. Ils et elles perdraien...

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La privatisation des Aéroports de Paris (ADP) est loin d’être un problème pour la bourgeoisie parisienne qui a les moyens de se déplacer régulièrement en avion. C’est avant tout un désastre social et écologique annoncé et une attaque contre le patrimoine collectif. Lutter contre elle est une nécessité.

La procédure de privatisation d’ADP a été remise sur le devant de la scène par la procédure de référendum d’initiative partagée (RIP) appuyée par des parlementaires de diverses obédiences et portée par la CGT ADP. Ce processus extrêmement contraignant (voir encadré ci-dessous) s’annonce comme une question politique cruciale pour les mois à venir. Comment faut-il aborder cette affaire ?

D’abord, il faut garder en tête qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé. Elle prend place dans une vague de tentatives de privatisation d’aéroports : celle de Toulouse Blagnac est toujours en cours, malgré une récente décision d’annulation de la cour administrative, saisie par les syndicat...

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Le projet de vente du groupe Aéroports de Paris est de plus en plus contesté. La collecte des signatures pour l’organisation d’un référendum sur la question en est aujourd’hui un aspect important. Cette contestation doit être l’occasion de défendre l’ensemble des services publics et de mettre en cause le principe même de propriété des moyens de production et d’échange.

Aujourd’hui, ADP appartient à l’État et non à l’ensemble de la population. L’entreprise reste donc sous le contrôle des politiciens et des hauts fonctionnaires mais elle ne sert pas à engraisser les monopoles privés.

Nous le disons avec force : c’est à celles et ceux qui travaillent, à celles et ceux qui font tourner la société au quotidien, de décider des orientations dans la production des transports, de la grande industrie ou de la santé. La question qui est posée est bien celle de la socialisation et de l’autogestion des services publics. Les vendre au privé est aussi socialement désastreux qu’éco...

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