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Indéniablement, la crise du coronavirus a élargi la prise de conscience que le capitalisme est un système mortifère. Mais il ne suffit pas de répéter comme un mantra qu’il faut « tout changer, tout réinventer ». Il faut avancer un projet de société alternatif, le mettre en discussion, et y compris faire de la prospective : aurait-il mieux affronté le virus ?

Cela faisait des années que les travailleuses et les travailleurs de la santé alertaient, mais il a fallu le coronavirus pour mettre crûment au jour les dégâts sur le système santé des objectifs de rentabilité capitaliste conjugués à une gestion bureaucratique.

Dans la presse, les tribunes se sont multipliées pour exposer la vision d’un « monde d’après » qui aurait tiré toutes les leçons de la crise. Pour les communistes libertaires celle-ci a démontré la nécessité de révolutionner le système de santé, qui doit être intégralement unifié et socialisé sous contrôle populaire. Unifié, cela signifie la réqui...

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Foyers, CRA, Sans-papiers : « Pour ces populations la crise sanitaire actuelle est en train de devenir une véritable bombe sanitaire ». Plus de 170 organisations dont l’UCL appellent à une journée de manifestations le samedi 30 mai : « ces exigences de justice et d’égalité sont aussi d’impérieuses nécessités sanitaires hors desquelles tous les discours contre la propagation du coronavirus sont vains ».

Dans les foyers surpeuplés et abandonnés, aucune distanciation physique n’est possible. Le virus risque de se propager sans frein. C’est aussi le cas dans les centres de rétention, et à cela s’ajoutent la violence répressive et l’angoisse. Pour les migrantEs à la rue, c’est la faim, l’insécurité sociale et sanitaire.

Ajoutons à cela que les sans-papiers sont sans droits, sans revenus et sans espoir d’accès aux allocations proposées par l’Etat. Pour elles et pour eux, il n’y a pas d’accès gratuit aux soins et pas d’autre possibilité pour survivre que de chercher des moy...

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« Le 1er mai devrait être un symbole de solidarité internationale, de solidarité qui ne se limite pas aux cadres de l'État national qui correspond toujours aux intérêts des minorités privilégiées du pays. Parmi les millions de travailleurs et travailleuses qui portent le joug de l'esclavage, il y a une unité d'intérêt, indépendamment de leur langue et du statut sous lequel ils et elles sont né.es. Mais entre les exploiteurs et les exploité.es d'un même pays, il y a une guerre ininterrompue qui ne peut être résolue par aucun principe d'autorité et qui est enracinée dans les intérêts contradictoires des différentes classes. Tout nationalisme est un déguisement idéologique des faits réels : il peut à un moment donné entraîner les grandes masses populaires vers ses représentants menteurs, mais il n'a jamais pu abolir la réalité brutale des choses dans ce monde. » (Rocker, 1936)

1. Situation mondiale

La pandémie du COVID-19 éclate à un moment d'affaiblissement certain de la derniè...

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07
Apr
April 7, 2020, 5:02 pm

Ce mois-ci, pour la première fois depuis près de trente ans, Alternative libertaire ne paraît pas au format papier. En raison du coronavirus, notre imprimeur a stoppé ses machines, et nous n’avons aucune garantie de distribution en kiosques. Nous avons pourtant bouclé ce numéro et en assurons la distribution la plus large possible au format numérique.

Édito

  • On est là

Pleins feux

  • Face à la crise : en luttant contre le virus, transformer la société
  • Crise du coronavirus : grain de sable dans le capitalisme mondial

Politique

  • Actions médiatiques : une bonne image vaut 1000 mots

Antifascisme

  • Pandémie : le réveil des préjugés anti-asiatiques
  • Election municipales : le RN s’enracine

Numérique

  • Big Brother : Hors de nos villes et de nos écoles !
  • Décentralisation : le coronavirus fait tomber Framatalk

Syndicalisme

  • Raffineries : la grève a pris, pas le blocage
  • Amazon : épidémie et droit de retrait à Lauwin-Planque

Antipatriarcat

  • Discriminations : femmes handicap..

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Il y a cent ans, le 8 mars 1917, les ouvrières de Saint-Pétersbourg (Russie) se mettaient en grève et manifestaient pour réclamer du pain et la paix et initiaient ainsi un mouvement révolutionnaire historique. Le 8 mars de lutte pour les droits des femmes était lancé. Aujourd’hui comme hier, la grève est un outil puissant.

Aujourd’hui, dans plus de 50 pays les femmes participent au mouvement de grève international du 8 mars. Initié en 2017 par des féministes argentines cet appel international a été lancé suite au féminicide d’une jeune fille de 16 ans Lucià Perez, violée et assassinée en Argentine.

« Nous, les femmes dans le monde, nous nous organisons en une épreuve de force et en un cri commun : la Grève Internationale des femmes. Nous nous arrêtons. Nous faisons grève, Nous mettons en pratique le monde dans lequel nous désirons vivre. » Appel à la Grève international des femmes le 8 mars 2017 (Argentine)

La situation est historique pour les luttes des femmes. Depuis 2018, l..

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